lundi 14 avril 2014

Les dividendes de l'Apocalypse, de Stéphane Desienne

Dans le cadre de la fin de son cycle, Stéphane Desienne a accepté de répondre à quelques questions de l’équipe, questions créées grâce au soutien des alphas et bêtas de ce cycle.

Bonjour Desienne,
Merci d’accepter de répondre à nos questions.
Pour commencer, pourrais-tu te présenter et nous parler de ta série Toxic ?

Je suis auteur de SF, établi sur les bords de la Loire, papa de 2 loulous et aussi des aliens et zombies de Toxic. La série est publiée par Walrus Books et nous venons juste de boucler la saison 1 qui comporte 6 épisodes. Dans la saison 2, de nouvelles épreuves attendent les héros humains. Il y aura toujours autant de zombies pour pimenter les situations, un élargissement du focus sur les aliens et le nébuleux collectif commercial.

Toxic a incubé sur CoCyclics, lors de mon challenge 2012, avant de contaminer les tablettes, les liseuses des lecteurs et lectrices. On doit être vers les 6 000 téléchargements à l'heure actuelle, ce qui est un sympathique succès vu le thème (il faut aimer les zombies, le pulp, les aliens, la SF...) et que je suis un auteur inconnu.
J'en profite d'ailleurs pour remercier ceux et celles qui m'encouragent sur les réseaux sociaux, sur la mare. J'apprécie ce contact direct avec les lecteurs et lectrices.

Pourrais-tu nous présenter ton nouveau roman Les Dividendes de l’Apocalypse en quelques mots ?

Les Dividendes de l'Apocalypse, c'est un coup d'État fomenté pour redonner à l'Église sa place dans l'Histoire. L'ambitieux chef de l'Inquisition décide de faire table rase du passé, et table rase n'est pas qu'une métaphore.

Pour contrer le plan du Grand Inquisiteur, le Secrétaire d'État de la Curie, Joseph Joachim Janssen, n'hésite pas à jeter son ami d'enfance dans la mêlée. Durant vingt-quatre heures, Giuseppe, qui se méfie de celui qu'il appelle J-3, devra sauver le Pape, affronter l'Apocalypse, les Gardes Suisses lancés à ses trousses... et faire équipe avec une mercenaire venue d'un monde extérieur, une infidèle nommée Eryn.

L'action demeure au cœur de l'histoire et alterne entre le point de vue J3 dans les hautes sphères du pouvoir et celui de Giuseppe en fuite avec le Pape.
J'avais imaginé ce récit pour un appel à texte sur l'apocalypse. J'ai rapidement débordé en terme de volume pour me retrouver avec une novella puis, après le cycle, avec un roman.

Ce n'est pas le premier texte où tu abordes des idées de religion en SF. Est-ce un sujet important pour toi ? Pourquoi ?

Ce troisième texte constitue une nouvelle incursion sur ce terrain. J'ai déjà abordé la religion dans Hérésie Minérale, dans la twitter fiction 3000 pieds également.
Le "fait religieux", la croyance, les rites, l'existence d'un ou des dieux et ses volets métaphysiques, philosophiques abondent en Science-Fiction. Curieusement, la religion au sens applicatif (comme peuvent l'être le catholicisme, l'islam, la religion juive, etc.) reste un peu à l'écart. Le futur de l'Église catholique a été relativement peu traité (à part dans Hyperion et Endymion où Dan Simmons transforme l'Église en régime totalitaire et militariste). Je pense que c'est un thème original avec du potentiel narratif.

L'église est une institution qui évolue depuis sa fondation. Elle subit les effets du modernisme, de la mondialisation, de l'évolution des mœurs, de l'exercice du droit, l'érosion de la Foi, etc. Comme toute institution, elle continuera à évoluer en même temps que la société, elle traversera d'autres crises.
La projection de l'Église dans le futur recèle, à mon avis, pas mal d'histoires intéressantes.

J'ai d'ailleurs posé les éléments principaux d'un projet SF qui lui sera entièrement consacrée. Je ne révèle rien du synopsis pour le moment, je peux juste vous dire que l'on va beaucoup s'amuser (et réfléchir un peu aussi).

Pour imaginer le Nouveau Vatican du futur, as-tu écrit une chronologie des événements entre 2014 et le temps du récit ? Si oui, avec quelle précision ?


Le temps du récit se situant à plusieurs siècles de 2014, je n'ai pas défini de chronologie particulière. À la base, je souhaitais réduire le background de manière a laisser la pleine place à l'action. J'ai posé quelques évènements comme l'atomisation de l'ancien Vatican, l'exil sur une planète à l'écart du mercantilisme spatial qui caractérise l'Espace Humain. Je n'avais pas besoin de plus de matériaux pour lancer la course poursuite.

Lors de la phase 1, tes alphas t'ont proposé des bêtas de certains passages ciblés. Est-ce que ça t'a permis de clarifier certaines remarques difficiles à comprendre ? Est-ce que tu le recommanderais pour les futurs cycles ?
Ça m'a beaucoup aidé à mettre le doigt sur des soucis comme le problème des orateurs en train de parler, la surutilisation de "il", la construction de phrases très répétitives, la gestion des informations, le souci de l'empathie pour les personnages...
J'ai demandé à mes alphas s'ils pouvaient m'indiquer les passages incriminés où la concentration de défauts était flagrante. C'est à partir de là que l'idée d'une bêta-lecture d'un passage ou deux s'est imposée. L'idée c'est de sélectionner un ou deux extraits représentatifs, et guidé par les alphas, de définir les problèmes récurrents, ceux qu'on retrouve ailleurs.

L'avantage, c'est de déceler ses défauts plus rapidement et de s'appuyer sur les exemples représentatifs de ses propres "bêtises".
L'inconvénient c'est qu'on aborde déjà un travail de phase 3 et que les détails peuvent détourner l'attention des soucis de fond sur l'articulation de l'histoire.

Au départ de ta bêta-lecture, tu étais très réticent à modifier la taille de ta novella pour la transformer en roman. Regrettes-tu d’avoir fait ce changement de format ? Comment cela s’est-il passé pour toi ?

J'ai mis du temps à réaliser que c'était nécessaire.
J'avais une obsession : l'unité de temps et de lieu. Pour moi, l'histoire se déroulait sur 24 heures, sur Nouveau-Vatican, comme dans la fameuse série 24 ou Jack Bauer avait 24 h pour sauver le président. Ici, Giuseppe a 24 h pour sauver le Pape, le jour de l'Apocalypse (pour faire court). Le parti pris justifiait une mise à l'eau rapide du lecteur, tout de suite trempé dans une action rapide où les évènements et les courses poursuites s'enchainent.

Les bêtas m'ont fait remarquer que la complexité du background (l'Église installée sur un autre monde, le fonctionnement de la théocratie locale, la position acquise par l'Inquisition, le rôle du Pape) conduisait immanquablement à une inflation de la taille du récit afin de rendre l'ensemble plus solide et cohérent.
Ils ont également soulevé la frustration — entre autres — engendrée par la bataille spatiale impliquant l'escadre "Papale" : "trop brève !"

Au départ, j'ai opposé un non catégorique. Les bêtas ont insisté, avec diplomatie, en indiquant des pistes où creuser, en montrant comment le développement de tel aspect amènerait plus de compréhension et d'intérêt. Ils ont fait preuve d'une exceptionnelle patience, le temps que j'absorbe tout cela.

J'ai grincé des dents au départ, parce que je m'imaginais qu'il fallait tout refaire. S’ils insistaient, c'est qu'ils voyaient des choses que je ne voyais pas. Alors, j'ai mis le texte de côté pendant un moment. Avant de revenir dessus, à froid. Et de comprendre ce qu'ils voulaient me dire.

Je ne regrette pas le changement de format, et je pense que le récit a acquis davantage de profondeur ainsi, même si j'ai dû dire au revoir à mes idées fixes.

Tu as laissé passer un long moment entre les retours de tes bêtas-lecteurs et le début de tes corrections, par contre, une fois lancé, tu as terminé très vite. Est-ce une méthode de travail habituel pour toi ?


Ça a déjà été le cas lors de mon premier cycle.
J'imagine qu'il me faut du temps pour absorber l'ensemble des informations apportées par les alphas et bêtas. Le temps d'attente est un moment où je rumine beaucoup. Il faut comprendre les remarques, les digérer, les intégrer sachant qu'elles impliquent le style, l'histoire, les personnages, le background, de nombreux détails... et que le tout se mélange dans ma tête. Cela me demande du temps quand il y a des points de blocage et des doutes.

Tout cela tourne dans mon esprit jusqu'au moment où les pièces s'alignent et qu'un cheminement apparaît : c'est à cet instant que je déroule la correction, très vite d'ailleurs parce que la clarté que je ressens à cet instant ne dure qu'un temps. Ça ressemble à une fenêtre de tir, tout m'apparaît clair comme de l'eau de roche, alors je fonce.

Merci pour ces réponses et longue vie pour « Les Dividendes de l’Apocalypse ». Et encore merci à Lieko, Scipion et Cendrefeu pour leurs suggestions de questions.

Merci également à Mandragore pour la gestion de cet article ! 

Pour plus d'infos :  

Retrouvez l'auteur sur son site : http://www.stephane-desienne.com/
Vous voulez découvrir Toxic ? Voici le lien vers les éditions Walrus : http://www.walrus-books.com/catalogue/toxic/


jeudi 27 février 2014

Rencontre avec Vanessa Terral et Cécile Guillot

Tintamar(r)e continue les interviews croisées entre un éditeur et un auteur, avec cette fois-ci une belle rencontre entre Vanessa Terral, auteure de "L'aube de la guerrière" et Cécile Guillot, éditrice aux éditions du chat noir.

Après avoir passé son enfance en Provence et vécu une dizaine d'années en région parisienne, Vanessa Terral réside actuellement à Toulouse. Elle a à son actif une cinquantaine de nouvelles publiées dans divers fanzines et anthologies. Son premier roman, "L'Aube de la Guerrière", a été publié en 2012 aux éditions du Chat Noir.


Bonjour Vanessa, merci d'avoir accepté de nous répondre.

Merci à toi et à CoCyclics de m'accueillir dans ce Tintamar(r)e !
Tu as écrit une cinquantaine de nouvelles avant "L'Aube de la Guerrière". L'envie d'écrire un roman était-elle présente depuis longtemps ?
Cette envie est venue au moment où elle le devait. Quand j'ai commencé, j'écrivais de tout petits textes, de l'ordre de quatre ou cinq pages. Puis mes nouvelles se sont mises à grandir. Lors d'un AT pour les éditions Argemmios, j'ai dépassé les 70 000 cec. Ça ne m'était jamais arrivé et le texte avait filé si facilement… Bien au-delà de la limite, à dire vrai. *rires* J'ai écrit encore un ou deux textes de cette longueur et voyant que j'étais à l'aise dans le déroulement et l'entrecroisement des intrigues, j'ai envisagé de passer au roman.

Pourquoi avoir voulu reprendre les codes de la bit-lit ?
En fait, j'appliquais déjà ces codes dans la plupart des récits que j'écrivais. Je n'ai eu qu'à rajouter la narration à la première personne, qui ne m'était pas venue à l'idée. Après quelques années de pratique, je dois dire que je prends plaisir à faire s'exprimer mes personnages en "je" – ce qui ne m'empêche pas de revenir à la narration à la troisième personne de temps en temps, de la même façon que je n'écris pas que de la bit-lit. D'ailleurs, en parlant de ça, je tiens à préciser que jusqu'à maintenant, mes codes sont ceux de la partie "urban fantasy" (ce que j'appelle "contemporain occulte") de la bit-lit. Je commence doucement à m'intéresser à la romance paranormale, mais elle restera minoritaire. J'écrivais déjà de l'urban fantasy à héroïne féminine avant que la bit-lit soit inventée en France et je continuerai un bon moment encore.

Toi qui étais si habituée aux nouvelles, comment s'est passé le processus d'écriture ? C'était looooooong! XD
J'ai dû apprendre à prendre des notes, à avoir un déroulé. Jusque-là, le scénario tenait dans ma tête, avec les légendes et les mythes de référence, les inspirations d'ambiance ou de personnages. Je me suis mise à écrire les détails que je ne voulais surtout pas oublier quelques lignes au-dessous du texte à proprement parler, pour les garder à l'esprit. Des choses du style: "Elle a perdu une de ses deux épées", ou "Elle porte tels vêtements", "Il a telle blessure". Il y a aussi eu les moments de découragement, ceux où je perdais le "feu sacré". J'ai dû mettre en place de nouvelles stratégies et découvrir ce qui nourrit ma création sur le long terme, et pas seulement le temps d'une flambée façon feu-follet. J'ai retrouvé ces difficultés sur "Cinq pas sous terre". J'ai l'impression que je mûris doucement dans ce domaine : l'écriture du roman sur lequel je bosse actuellement se fait de façon un peu plus détendue.
Pour celui-ci, je bénéficie de l'aide d'une amie qui m'encourage au jour le jour, et franchement, c'est très précieux. C'est un des points dont je ne soupçonnais pas l'importance – pour l'auteure que je suis, en tout cas: le moral. Avoir une personne qui est là pour motiver, qui s'intéresse, qui envoie un petit mot chaque jour ou presque, c'est inestimable. Du coup, j'en profite pour remercier et saluer Célia! ;-)
Déjà, pour "L'Aube de la Guerrière" et "Cinq pas sous terre", j'ai eu la chance d'être lue et corrigée à chaque chapitre par Jessica, une autre amie qui m'aide et me soutient depuis quelques années. Elle continue avec le projet actuel et j'éprouve beaucoup de gratitude pour sa présence constante. Même lorsqu'elle est occupée, elle trouve un moment pour me faire son retour. Finalement, quelque part, j'envisage le boulot d'auteur comme un travail d'équipe puisque leurs encouragements se retrouvent dans la qualité de l'œuvre finale et améliorent mon efficacité.

Connaissais-tu Cécile Guillot des éditions du Chat noir avant de lui envoyer ton manuscrit ? Peux-tu nous parler de votre première rencontre ?
Houlà, avec Cécile, c'est une longue histoire! Je pense que nous nous somme rencontrées grâce à son webzine "Le Royaume des fées". Je lui ai proposé un texte – la première aventure d'Hélianthe, inventée spécialement pour l'occasion – qu'elle a aimé et publié. Peu de temps après, elle a envoyé des illustrations pour les fanzines de Transition, notamment quelques images tellement réussies qu'elles ont fini en couvertures. Nous avons ainsi participé l'une et l'autre à nos créations respectives, comme "Les Soupirs de Ligeia", un fanzine qu'elle a créé avant de s'atteler aux éditions du Chat noir. Cécile a également lancé l'idée des Enfants de Walpurgis, un collectif d'auteurs francophones spécialisés dans l'Imaginaire. Nous étions neuf au départ et sommes encore huit au sommaire de "Saisons païennes", notre dernière anthologie. Elle a monté de bout en bout la première publication du collectif: "Sorcière et Sortilèges". Après s'être fait la main sur toutes ces publications, enfin, elle s'est lancée dans le Chat noir. La première anthologie publiée a été le fait des Enfants de Walpurgis et le reste a suivi tout seul!
Pour faire bref, nous nous sommes connues dans nos folles années et ne nous sommes plus quittées!

Quelles sont les principales différences entre publier des nouvelles et un roman ? As-tu noté un impact sur le public lors des salons ?
Déjà, on a son nom, et rien que son nom, sur la couverture! Au regard du grand public, on donne moins l'impression d'être noyé au milieu d'inconnus et de n'être, justement, "qu'un parmi d'autres" – donc pas celui sur lequel on va investir. Mais bon, je dis ça parce que mon premier roman est sorti avant mon recueil de nouvelles. L'effet 1 auteur = 1 livre est aussi valable dans ce cas. N'empêche, j'entends moins souvent la remarque comme quoi je ne suis pas un vrai auteur parce que je n'ai écrit que des nouvelles. Ça, j'en ai soupé et je dois reconnaître que c'est assez énervant. Le format de la nouvelle est sans doute aussi déprécié que le genre de l'Imaginaire en France. De quoi rêver, parfois, de publications anglo-saxonnes… Sans forcément aller jusque-là, je trouve dommage ce désintérêt, voire ce rejet, d'autant que les lecteurs qui s'en méfient n'y ont souvent jamais goûté.
Concernant les salons, on va tomber sur des considérations semblables. Même s'il n'y a pas eu une vague d'intérêt intense, d'autant que "L'Aube de la Guerrière" a été publié au début de l'aventure Chat noir, j'ai l'impression assez nette que les gens sont plus facilement intéressés par un roman que par une anthologie ou un recueil. Et puis, vis-à-vis des "instances", je parais peut-être plus légitime à présent? Il est plus facile d'inviter un auteur qui peut présenter au moins un livre avec "que son nom dessus" plutôt qu'une demi-douzaines d'anthologies, mais avec le nom perdu dans la liste des autres contributeurs. Encore une fois, le grand public n'est pas familiarisé avec ça et ne comprendrait pas forcément le principe.

En quoi consiste l'association Transition que tu as fondée ?

J'ai créé Transition après avoir clos le fanzine "Étreinte". On y trouvait des nouvelles illustrées inspirées du monde de "Vampire : le Requiem", un jeu de rôle de White Wolf. À l'époque, j'avais quitté l'association où je jouais et qui publiait le fanzine. Toutefois, je conservais l'envie de m'occuper d'une petite revue basée sur le même principe: au moins une illustration par nouvelle, le tout dans des univers d'urban fantasy. C'est ainsi qu'est né le concept de "Pénombres" – très inspiré du Monde des Ténèbres, comme vous le voyez, mais à la sauce française!
En parallèle, j'avais envie de mettre en avant une autre sensibilité, qu'on ne trouvait pas dans le paysage du fanzinat français de l'époque (et il me semble qu'aujourd'hui non plus). Il s'agit du courant "Éveil", basé sur un instant d'émerveillement, une sorte d'épiphanie. Les œuvres n'appartenaient pas forcément à la SFFF, même si, au final, nous recevions une majorité de textes correspondant au genre. Il m'a toujours été très difficile d'expliquer le fond du concept. L'idée était de mettre en mots ces moments suspendus et emplis d'une sorte de pleine conscience de l'existence qu'on trouve dans certains animes japonais, mais aussi des mangas ou des romans de là-bas. "Les Vagues de Clamatlice", un petit recueil paru en numérique aux éditions Voy'[el] (si si, dans la collection E-courts à 1€!), donne un bon aperçu de l'ambiance et de l'expression de ce courant.
J'ai beaucoup de respect et d'enthousiasme pour le travail des illustrateurs. Il s'agit de l'une de mes principales sources d'inspiration et je tenais à la mettre en avant au sein de Transition. J'ai également essayé de mettre en place un système inverse, où un illustrateur proposait une création à partir de laquelle un auteur écrivait, mais le principe n'a pas pris. Outre la possibilité d'illustrer des textes, nous leur ouvrions également un petit carnet à l'intérieur de chaque numéro, leur permettant de soumettre des illustrations couleur (mais pas trop, parce que ça a un coût). Le soin apporté à l'aspect graphique se voyait aussi grâce au travail de Yohan Vasse, maquettiste professionnel qui a été présent dès le début de l'aventure – en fait, depuis la période d' "Étreinte".
J'ai passé le flambeau courant 2013, après deux années d'inactivité. La nouvelle équipe peut compter sur Anne-So, illustratrice et graphiste qui avait déjà pas mal aidé avant que l'association ne connaisse une période de torpeur. Par elle, et par la volonté de Maëlle et de Céline, qui ont repris avec beaucoup d'énergie et de passion Transition et ses publications, je suis certaine qu'on trouvera de nouveau cette alliance entre créations picturale et textuelle.

Encore merci pour ces questions et de m'avoir permis de parler de Transition! Depuis que l'association s'est remise sur les rails, elle a lancé plusieurs appels à textes aux formats courts et très courts. Alors, les Grenouilles, passez y faire un tour de nénuphar! ;-) http://projet-transition.fr/

Vanessa a récemment publié un autre roman de bit-lit, aux éditions du Petit Caveau cette fois: "Cinq pas sous terre". Comme la ligne de l'éditeur l'indique, l'héroïne est une vampire… Mais l'auteure ne s'est pas privée de détourner certains codes!

Son site: http://vanessaterral.fr
C'est au tour de Cécile Guillot de répondre à nos questions :
Peux-tu nous parler du processus éditorial des éditions du Chat Noir ?
Normalement, nous étudions d'abord un extrait, accompagné d'un synopsis. Si le projet présenté par l'auteur nous intéresse, nous demandons le manuscrit complet qui passe alors entre les mains de plusieurs personnes : directeur de la collection visée et membres du comité de lecture.

Qu'est-ce qui vous a attiré dans "L'Aube de la guerrière" ?

Pour ce roman, les choses se sont passées un peu différemment. La maison venait d’ouvrir, je connaissais bien Vanessa, je lui ai donc demandé si nous écrire un roman de bit-lit pourrait l'intéresser. Elle nous a présenté ce projet qui nous a toute suite conquis grâce à son humour, ses thèmes abordées (notamment la mythologie nordique) et sa volonté de ne pas tomber dans les clichés du genre, tout en respectant certains codes.

Est-ce que le fait d'être aussi publié impacte tes relations avec les auteurs ?

Je pense que mes demandes en terme de deadline, corrections etc. sont plus réalistes que si je n’avais pas moi-même une expérience en tant qu'auteur. Pour le reste, je ne saurais dire…

Te reconnais-tu dans l'univers que développe Vanessa ?

Oui, totalement ! Je m’intéresse beaucoup au paganisme et j’apprécie les petites références (parfois très subtiles) qu’elle distille dans ses écrits.
Merci Cécile ! On souhaite beaucoup de succès aux éditions du Chat noir !
Pour plus d'infos à propos des éditions du Chat Noir, c'est par ici : http://www.editionsduchatnoir.com/

mardi 14 janvier 2014

Challenge "Premier Jet" 2014, allez-vous relever le défi ?

Le challenge Premier Jet, comme son nom l'indique, est un défi pour lequel les participants doivent rédiger au cours de l'année un premier jet pour un projet au choix (roman, novella ou série).

A l'occasion de la nouvelle année, le Challenge fait peau neuve.


L'équipe organisatrice, composée de Nariel Limbaear, Elyna, Bergamote, AxelleC, Zela, Calirose, Ayalys et Earane, a voulu cette année rendre hommage aux grenouilles célèbres de la littérature.

Ainsi, les nouvelles sections qui accueilleront les projets des challengers portent chacune le nom d'un de ces fameux batraciens si chers à la mare.

En voici un aperçu :

1) À la grenouille des sables, grenouille issue de l'imagination d'un membre du forum et ancien modérateur de l'équipe Challenge, Sycophante ;
2) L'étang de Monsieur Crapaud, batracien provenant du roman de Kenneth Grahame Le vent dans les saules ;
3) La loge de Platée, en hommage à la nymphe batracienne de l'opéra éponyme créé par Jean-Philippe Rameau ;
4) Le cabinet d'Hypnotoad, crapaud que l'on rencontre dans Futurama ;
5) Le chaudron de Trevor, la grenouille de Neville Londubat dans la saga Harry Potter de JK Rowling ;
6) La cour d'Harold, en référence au papa de la Princesse Fiona dans Shrek puisqu'il passe ses nuits sous la forme d'une grenouille ;
7) Le nénuphar d’Aldo, truculente grenouille que l'on retrouve dans Le cygne et la princesse
8) Le temple d'Héqet, déesse à tête de grenouille dans la mythologique égyptienne.

Pour plus d'explications sur les sections et leur contenu, rendez-vous sur le forum !

Ce n'est pas là la seule nouveauté qui fera son apparition cette année. Voici un bref aperçu de ce que l'équipe vous a concocté pour la mouture 2014 !

Tout d'abord, les défis. Quelques défis seront proposés tout au long de l'année. Ils seront parfois programmés à l'avance ou feront l'objet d'un évènement surprise. Fin 2013, les participants ont été invités à présenter la recette préférée d'un personnage ou un plat typique de l'univers de leur projet.

Ensuite, le récapitulatif des projets. Nous donnerons l'occasion aux challengers de présenter leur projet en terme de "Ce qu'on y trouve" et "Ce qu'on n'y trouve pas". Nous espérons que cela suscitera l'envie de découvrir toutes les richesses dont regorgent les récits des participants.

Nous vous proposerons aussi des interviews de challengers que nous installerons confortablement sur notre nénuphar pour une petite confession tout en dégustant une coupe de nénuphou.

Bla bla de comptoir, la taverne des challenges, ouvrira ses portes dès le lancement du Challenge 2014 pour des encouragements à grand renfort de nénuphou (bien entendu, avec modération !).

La FAQ 2014 ainsi que La boîte à outils pourront vous aider à arpenter les nombreux sous-forums de la mare tout comme répondre à vos questions ou trouver une solution à vos éventuels problèmes.

Nous avons également pensé à un Fil Coups de coeur où chacun d'entre-vous pourra venir présenter un challenge qui lui a plu et ce, tout au long de l'année.

Si vous souhaitez nous rejoindre, il suffit de parcourir le fil des consignes et vous inscrire par ici !

En espérant vous compter parmi les participants, nous vous souhaitons encore une bonne année !