jeudi 11 septembre 2014

Entretien croisé avec Cindy Van Wilder et Paola Grieco

Tintama(r)re poursuit les interviews croisées entre un éditeur/une éditrice et un·e "jeune" auteur·e, avec cette fois-ci la rencontre entre Cindy Van Wilder, auteure des Outrepasseurs, et Paola Grieco, éditrice aux éditions Gulf Stream.
Cette interview a été réalisée au mois de juin 2014.

Traductrice de profession, Cindy Van Wilder est née et vit en Belgique. Le premier tome de sa trilogie les Outrepasseurs est paru le 6 février dernier et a remporté le Prix Jeunesse de l'édition 2014 des Imaginales. Le deuxième tome est sorti le 4 septembre dernier.



Voici le résumé :
— Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.
— Nous ?
— Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. (Il baissa le son de sa voix.) Nos adversaires ne s'arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux.
Peter, un adolescent sans histoires, échappe de justesse à un attentat et découvre que l'attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d'un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d'une société secrète, les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie...



Bonjour Cindy et merci d'avoir accepté de nous répondre. Tu as commencé ce roman lors du NaNoWriMo de 2008, quelle a été la première idée, la première inspiration qui t'a lancée dans cette aventure ?

Bonne question ! Les contes de fée ont bien sûr été une source dominante d'inspiration, même si je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite. J'avais aussi envie de donner ma version des fées – ou comme je préfère les appeler, des fés ! – encore trop assimilées à de gentilles petites créatures. Plusieurs auteurs l'avaient déjà fait et j'avais aussi envie de leur rendre un hommage, en quelque sorte, de leur faire un clin d'œil via ce texte.


Il est fait plusieurs fois référence au Roman de Renart, est-ce une de tes sources d'inspiration ?

Bien entendu ! En fait, le Roman de Renart a été une de mes premières lectures, en tant qu'enfant, car je possédais un magnifique album illustré – malheureusement perdu depuis... – où les tours que jouait Renart aux pauvres Ysengrin, Noble et Chanteclerc, pour n'en citer que quelques-uns, bénéficiaient de magnifiques dessins. Renart est sans doute le premier anti-héros que j'ai croisé dans mes lectures et le personnage, aussi fascinant que repoussant, est demeuré vivant dans un coin de mon esprit. Quand j'ai cherché à élaborer les Outrepasseurs, Renart et sa suite sont naturellement revenus à la charge. Et je dois dire que je me suis bien amusée à leur faire vivre de nouvelles aventures dans un monde bien plus moderne que leurs univers originels.


Le héros, Peter, rêve de devenir une star du football, mais traqué par les ennemis des Outrepasseurs pourra-t-il encore poursuivre son rêve ?

Je pourrais vous le dire, mais je devrais vous tuer par la suite...
Ah, on me souffle que la réplique est déjà prise.
Plus sérieusement, il est évident que ce qui se passe dans ce premier tome va avoir un grand impact sur la vie de Peter en général, ce qui implique bien entendu ses rêves d'adolescent. Les conséquences vont surtout se faire sentir dans le tome 2... et là, je n'en dirai vraiment pas plus!


Comment s'est passée la soumission aux Éditions Gulf Stream ?

Un peu par hasard, en fait ! Je connaissais déjà les publications de Gulf Stream, grâce notamment à la collection "Courants noirs", qui publie des polars historiques, et j'appréciais beaucoup le travail autour de leurs ouvrages. Néanmoins, je ne pensais pas que les Outrepasseurs pouvaient les intéresser, vu d'une part le format – plus de 500 000 signes quand même – et le contenu de certaines scènes.
C'est grâce à la marraine bonne fée de cette saga, j'ai nommé ma chère Silène Edgar, que la rencontre s'est faite. À l'époque, elle concoctait le GGG [Grimoire Galactique des Grenouilles] et contactait les éditeurs pour recueillir leurs demandes quant aux manuscrits qu'ils recherchaient. De cette manière, elle a su que Gulf Stream recherchait des ouvrages pour des adolescents plus âgés et m'a conseillée d'envoyer le roman.
Ce que j'ai fait... et vous connaissez la suite ;)


Peux-tu nous parler de tes premiers salons ?

Absolument, puisque mon premier vient de s'achever il y a quelques semaines ! Il s'agit bien sûr des Imaginales, et il a été sur tous les plans exceptionnel. Non seulement parce qu'il s'agit d'un de mes festivals favoris, par son cadre, la convivialité qui y règne et que j'ai eu l'occasion de vivre de l'autre côté du miroir - ou plutôt de la table de dédicaces ! - mais qu'en plus, cerise non négligeable sur le gâteau, les Outrepasseurs y ont remporté leur premier prix !
Participer aux conférences, rencontrer les lecteurs qui ont été au rendez-vous, faire partie de ce festival... tout a été une expérience vraiment magique !
Par la suite et dès cet automne, vous pourrez me croiser à divers salons tels celui des Halliennales, en compagnie notamment de Lise Syven, au mois d'octobre.


Nous avons également interrogé Paola Grieco, l'éditrice des Outrepasseurs chez Gulf Stream Éditeur.


Publier une trilogie d'un·e jeune auteur·e peut représenter un risque éditorial. Qu'est-ce qui vous a attiré chez les Outrepasseurs ?

Gulf Stream Éditeur s'est positionné sur le créneau des littératures dites de l'imaginaire très récemment. Très peu lectrice de ce genre, à part quelques piliers des années 50-70, tels Barjavel, Orwell, Huxley, K. Dick, voire encore plus classiques (comme Cazotte, Hoffman, Balzac, Mérimée, Nerval, Maupassant, Barbey d'Aurevilly, Wilde, Stevenson, Poe, Wells), c'est donc avec une certaine fraîcheur et une véritable envie que j'ai commencé à m'intéresser de près à ce genre, tous lectorats confondus, en 2012. Et un heureux hasard a voulu que Cindy m'envoie son manuscrit au mois de mars de cette même année – soit dit en passant, il aura donc fallu deux ans entre la soumission de son projet et la publication.
D'emblée, j'ai été accrochée par le mystère qui planait autour de ce titre, Les Outrepasseurs, et par la présentation succincte mais alléchante de Cindy... mais je n'ai pu lui répondre de manière favorable qu'au mois d'octobre ! J'ai été particulièrement séduite par l'originalité de la construction de son texte, sa maîtrise de la langue, l'audace de certains passages (pour un lectorat ado/YA), la dimension psychanalytique de l'intrigue allant de pair avec les nombreuses références à un patrimoine littéraire et merveilleux. L'aspect historique m'a également conquise.
Il s'agissait en effet d'un double risque éditorial : explorer un domaine qui était encore inconnu au catalogue de GSE et publier une primo-romancière. Bien nous en a pris !


Comment s'est passée la première rencontre avec Cindy ?

Entre le moment où je lui ai proposé une publication pour 2014 et notre rencontre "en vrai", nous avons échangé par mail au sujet des critiques des membres de mon comité de lecture ado auxquels j'avais soumis ce premier tome. Ils étaient évidemment tous emballés par ce texte, d'aucuns affirmant qu'il s'agissait du meilleur roman publié chez GSE ! C'était très intéressant de récolter et de partager les avis pertinents de ces jeunes lecteurs. Et leurs retours m'ont confortée dans l'idée qu'il ne fallait rien édulcorer du texte de Cindy.
Enfin, nous nous sommes rencontrées en chair et en os aux Utopiales, à Nantes (où est installé GSE), cette même année.


Quels sont les moyens promotionnels mis en place lorsqu'on lance un·e jeune auteur·e francophone ? Le prix des Imaginales a-t-il une réelle incidence sur les ventes ?

Nous avons fait le pari d'un tirage initial plus important que ceux que nous faisions habituellement, c'est-à-dire 9000 exemplaires. Par ailleurs, j'ai fait en sorte de présenter le livre imprimé aux équipes commerciales de notre diffuseur (Volumen) 4 mois avant la sortie du livre, qui était prévue au mois de février 2014. Ainsi, les libraires ont pu faire leurs demandes de services de presse très en amont de la publication du tome 1, ce qui a permis aux Outrepasseurs de bénéficier d'une belle mise en place. À la mi-janvier 2012, nous avons souscrit à une campagne de pub web, notamment sur le site Actu SF. Et une semaine avant la sortie de l'ouvrage, nous avons organisé une soirée de lancement à Paris, avec un "happening" qui semble avoir plu !
Nous avons été très très heureux d'apprendre que Cindy avait obtenu le Prix Imaginales Jeunesse 2014. L'année précédente, Carole Trébor avait été lauréate du Prix Imaginales des Collégiens pour Nina Volkovitch. Le prix des Imaginales a eu un véritable impact sur la visibilité de GSE en matière de fictions de l'imaginaire (et aussi sur ma boîte mail en terme de réception de manuscrits, de plus en plus nombreux et intéressants...). Les ventes de cet ouvrage sont satisfaisantes, et la publication du tome 2 au mois de septembre 2014, La Reine des neiges, avec une nouvelle campagne publicitaire, va amplifier le phénomène, nous en sommes sûrs !


La couverture des Outrepasseurs attire vraiment le regard, pourriez-vous nous dire deux mots quant au choix de celle-ci ?

Nous avons souhaité appuyer le développement du créneau "littératures de l'imaginaire" avec un beau travail de conception visuelle et de fabrication. Pour Les Outrepasseurs, nous avons collaboré avec B.System, une agence de création graphique et éditoriale nantaise (avec laquelle GSE avait déjà travaillé en 2006). Nous avons exploré 3 pistes très, très différentes, avant de nous arrêter sur celle-ci, qui a remporté l'adhésion du plus grand nombre. L'élément fédérateur, outre les dorures, a été la découpe ovale faisant écho au titre mystérieux de la série, comme si le lecteur allait entrer dans un autre monde en regardant par le trou d'une serrure merveilleuse...


Merci beaucoup à Cindy Van Wilder et à Paola Grieco d'avoir accepté de répondre à nos questions !

jeudi 28 août 2014

Prix Gulli du roman 2014


À l'aube de la Première Guerre mondiale...
Adrien et Hadrien ont treize ans et habitent tous les deux en Picardie. Ils ont les mêmes préoccupations : l'école, la famille, les filles... Une seule chose les sépare : Adrien vit en 2014 et Hadrien en 1914. Grâce à une boîte aux lettres mystérieuse, les deux adolescents vont s'échanger du courrier et devenir amis.
Mais la Grande Guerre est sur le point d'éclater pour Hadrien, et leur correspondance pourrait bien s'interrompre de façon dramatique.

Voici la superbe histoire que vous racontent Silène Edgar et Paul Beorn dans leur roman 14-14, paru en avril dernier chez Castelmore. Cette histoire passionnante a plu aux membres du jury chargé de décerner le Prix Gulli. Car oui, depuis 2012, la célèbre chaîne jeunesse de la TNT a créé un prix littéraire, sans doute afin de donner le goût des bons livres à ses six millions de téléspectateurs quotidiens.
Silène Edgar et Paul Beorn sont membres de Cocyclics de longue date. C'est sur le forum qu'ils se sont connus, puis appréciés au point de vouloir écrire un roman ensemble. Aujourd'hui, nous vous proposons de partager leur joie au travers d'une interview entre les deux auteurs encore très émus et leur éditeur Castelmore en la personne de Barbara Bessat-Lelarge, qui nous ont fait le plaisir de répondre à nos questions.

* Merci à Francis Ash pour avoir réalisé cette double interview !



Interview de Barbara Bessat-Lelarge, directrice éditoriale de Castelmore.


Silène et Paul ont eu un temps assez court pour écrire 14-14, est-ce que cela a eu un impact sur le volume de travail éditorial ?

Silène et Paul travaillent merveilleusement ensemble. Quand ils m'ont envoyé les premiers chapitres, j'ai su que je n'aurais pas grand-chose à redire quant à leur écriture et au déroulement du récit: les bases étaient déjà très solides et l'histoire bien rythmée. Je leur ai demandé de prêter une attention particulières aux détails historiques pour faciliter le parallèle entre les deux époques, mais c'est tout ! Que ce soit pour la réécriture ou la correction, tout a pu se dérouler très vite car le texte était déjà très abouti quand ils me l'ont remis. Ils m'ont impressionnée par la qualité et l'efficacité de leur travail et de leur collaboration.


Comment avez-vous réagi quand vous avez su que 14-14 était nominé pour ce Prix qui ouvre en grand les portes du grand public ?

Quand Marie, l'attachée de presse de Castelmore, me l'a appris, je crois que nous nous sommes tapé dans les mains et nous avons fait de petits bonds sur place en riant tant nous étions heureuses pour Silène et Paul. Leur roman est excellent mais voir qu'il a aussi su séduire un jury est une merveilleuse surprise. L'offre éditoriale est pléthorique et obtenir ce genre d'attention de la part d'un média national est une grande joie: ce roman plaira à de nombreux lecteurs et nous sommes heureux que Gulli offre à Silène et Paul la possibilité d'en toucher un maximum.


Quel va et peut être l'impact de ce Prix sur la place de 14-14 dans votre catalogue (droits de traduction, diffusion internationale, augmentation des ventes...) ?

Yolande Rochat, la personne qui s'occupe des cessions de droits, propose tous les titres de nos auteurs français à l'étranger. C'est sûr que l'obtention de ce prix permettra certainement d'attirer plus l'attention sur 14-14, et ce serait une belle aventure de voir ce titre traduit dans d'autres pays. Pour le moment, le rayonnement en France est déjà très positif et chaque chose en son temps. La Foire internationale de Francfort a lieu en octobre, nous verrons alors certainement si 14-14 sortira de nos frontières.
Nous avons mis en place des bandeaux en librairie pour indiquer que 14-14 a obtenu le prix Gulli des lecteurs et les ventes sont très satisfaisantes. C'est difficile de se projeter et de savoir concrètement combien d'exemplaires seront vendus, mais je peux d'ores et déjà dire que nous sommes très contents des résultats.



Interview de Paul Beorn et de Silène Edgar, auteur·e·s du roman.


Paul a parlé du prix sur le fil promotionnel de 14-14 en rentrant des imaginales. Mais depuis combien de temps saviez-vous que vous étiez sur la short-list avec 14-14 ?

Paul : Marie, l'attachée de presse de Bragelonne, nous a avertis quelques jours avant. En revanche, impossible de tirer les vers du nez du jury : nous ne savions absolument pas quel serait le roman lauréat pari les 5 de la short-list.
Silène : 15 jours avant, je crois ? C'était en effet au moment des Imaginales puisque je me rappelle qu'à cette occasion Stéphane Marsan nous a dit de monter à Paris pour la remise du prix, au cas où...


Le matin d'un tel rendez-vous, comment se sent-on ?

Paul : Pour ma part, j'étais très détendu parce que j'étais convaincu qu'on n'aurait pas le prix. Du coup, j'ai pris la chose comme une journée de congé à Paris passée sous le soleil à voir des amis. Décrocher le prix, ça a été un moment absolument magique, comme un cadeau auquel on ne s'attend pas du tout.
Silène : Moi, j'étais morte de stress, parce que je pensais qu'on avait vraiment nos chances, mais surtout parce que je ne savais pas du tout comment ça allait se passer : je n'aime pas trop ne pas savoir où je vais... Heureusement, Paul me rassurait par téléphone et j'ai réussi à survivre.


En arrivant sur place, est-ce que vous pensiez avoir vos chances ?

Paul : Mes deux romans précédents avaient déjà été sélectionnés pour quatre prix et ils n'avaient jamais été lauréat. Donc non, je me disais qu'il devait avoir une malédiction à ce sujet.
Silène : Je voyais bien que les autres titres en lice étaient d'excellents ouvrages, dont je connais certains auteurs pour leur talent, mais notre roman avait déjà très bien démarré, tout le monde nous disait qu'il y avait une sorte de magie qui opérait et nous n'avions que des bons retours. C'était possible, oui, et terriblement angoissant, de fait !


Dès le lendemain, vous étiez dans de nombreux articles, y compris dans la presse nationale. Quel effet ça fait d'être propulsé au devant de la scène littéraire pour la jeunesse ?

Paul : C'est absolument incroyable de voir l'engouement médiatique au sujet de 14-14, on voit bien que ce roman plaît au public, aux médias, et que les ventes décollent. Je saute de joie à chaque nouvel article qui paraît dans les grands quotidiens. Je pense qu'à terme, cela changera pas mal de choses pour nous. Mais au fond, on reste des auteurs avant tout, et notre principal travail, ça reste d'écrire des romans et je pense qu'il ne faut surtout pas l'oublier.

Silène : À part la revue de presse incroyable que Marie nous envoie chaque semaine, ça ne semble pas changer tant que ça : depuis le Prix, je suis allée en dédicace dans le Morbihan, avec l'équipe du libraire Michel Renard, Au jardin des bulles, et les copains de dédicace (on est un noyau dur qui nous retrouvons depuis 3-4 ans) étaient contents, les lecteurs aussi, mais pas de façon différente des Imaginales où nous avions tout vendu sans le prix. Mais en fait, le changement se fait doucement. Parfois, il y a un truc dingue qui arrive, comme un grand gars qui arrive en disant : « Je le prends parce que tout le monde en parle. »
Une libraire en vacances qui passe devant la librairie de La Rochelle où l'on dédicace et s'écrie : « Ce sont les auteurs de 14-14, là !!! »
Un jeune lecteur qui me dit : « Je vous ai bien aimé à la télé !!! »
Surtout, ce succès me permet d'envisager l'avenir différemment : l'équipe de Bragelonne me fait confiance et j'ai plusieurs romans à leur écrire, ainsi que d'autres projets pour le Jasmin et Imaginémos, mes autres éditeurs. Et d'autres éditeurs m'ont dit être intéressés par ce que je pouvais écrire à l'avenir.


Silène, toi qui est professeure, comment réagissent tes élèves ? Y en a-t-il qui avaient lu 14-14 avant que vous receviez ce Prix ?

Silène : Je n'avais pas d'élèves cette année, parce que j'étais en congé de formation donc je ne sais pas ! Et à vrai dire, je préfère ne pas le savoir, ce serait tellement narcissique de parler de moi alors que je suis là pour leur apprendre le français et la littérature, non ? Jusqu'à présent, les élèves ont toujours été assez discrets pour ne pas m'embarrasser pendant les cours : si certains veulent en parler, je transforme ça en cours sur la création du livre. Mais une fois, un de mes élèves, Gaël, m'a fait très plaisir en m'envoyant une carte postale de Girolata, où se passe Moana. Il y était en vacances avec mon livre.


Vous allez presque être obligés de récidiver, non ?

Paul : On fera ce qu'on aura envie de faire, on ne se casse pas la tête avec cette question pour l'instant. :)
Silène : Idem ! ^^


Est-ce qu'individuellement, cela bouleverse vos projets d'écriture ?

Paul : À court terme, non. Nous avions déjà des projets en cours et nous les continuons chacun de notre côté. À plus long terme, peut-être qui sait ?
Silène : Je vais privilégier un peu la jeunesse avant de me lancer dans un grand roman pour adultes qui mûrit un peu dans ma tête. Et puis je vais surfer sur la vague et proposer aux éditeurs certains projets qui dormaient dans les tiroirs : l'occasion ne se représentera peut-être pas !


Et maintenant, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter d'encore mieux ?

Paul : Ah ! Je ne sais pas. Peut-être tout simplement que nos autres romans trouvent eux aussi un tel accueil public ?
Silène : Oui, j'aimerais juste que ça continue, que ça nous permette de faire entendre notre voix pour les prochains livres !
Et vous pouvez me souhaiter d'acheter un manoir sur l'île aux Moines avec la vente des droits à Hollywood, je vous inviterai !



Pour aller plus loin :

vendredi 8 août 2014

Bilan d'été des Challenges 1er jet

Après le bilan d'été des Cycles, voici celui des Challenges 1er jet !

Un grand merci à l'équipe des modératrices et modérateurs de cette section du forum, qui ont vous ont concocté ce bilan semestriel !


Qu'est-ce que le challenge, ce concept étrange qu'on voit fleurir tous les ans sur la mare ?


Imaginez un gâteau : une base de miettes de roman qu'on transforme en premier jet, un feuilletage de travail et d'échanges constructifs, liée à la sueur (on n'a pas parlé de le manger !), surmontée d'une ganache au chocolat, d'une chantilly aux petits cœurs pimentée d'un zeste de fouet et de tronçonneuse, le tout arrosé de nénuphou bien vert. Vous visualisez ? Bien, vous avez donc une bonne idée de ce qu'est ce challenge auquel tant de grenouilles participent ! Combien, au juste ? Voyons voir...

Nous sommes à présent à mi-parcours de cette édition 2014, c'est l'heure d'un petit bilan.

Combien de grenouilles participent ?

Ce sont pas moins de 147 challenges qui ont été ouverts depuis le mois de janvier ! Et comme chaque année, on observe un pic des inscriptions au cours de ce premier mois. Voyez plutôt :


Et ces challenges, que deviennent-ils ?

71 sont toujours en cours d'écriture, 25 sont déjà arrivés à terme. Certains auteurs ont préféré suspendre leur projet, par manque de temps, d'inspiration, ou tout simplement pour en ouvrir un autre.

106 challenges ont trouvé un ou plusieurs parrains qui déversent sur l'auteur des tombereaux de nénuphou, de pom-poms et d'encouragements sous toutes les formes possibles.

Encart publicitaire : 20 challenges sont encore à ce jour sans parrain ou marraine. Autant de projets à découvrir ! Il n'y en aura pas pour tout le monde ! Premiers arrivés, premiers servis !



Qui sont ces mystérieux modérateurs, qui agitent leur cape violette sur les challenges ?

Ce sont sept grenouilles qui ont répondu à l'appel de la force violette : Ayalys, Zela, Monsieur Loup, Calirose, Kam'Ui, Cyberlune et Têtard Potté.
Dotées de quelques super-pouvoirs mystérieux, elles écument les sections avec bonheur. Si leurs avatars peuvent dans un premier temps faire croire à un gang de requins, elles couvent les challengers d'un œil bienveillant.

Une petite part de leur travail consiste à gérer l'organisation administrative : enregistrer les nouveaux challengers, les demandes de parrainages, déplacer les challenges terminés...

Les modérateurs doivent aussi s'assurer du respect des règles : taille et nature des extraits... Le plus souvent, les violets gardent bien sagement leurs dents pointues de requins dans leur bouche fermée.

Enfin, la plus grosse partie du travail des modérateurs relève aussi du plaisir puisque chacun d'entre eux suit au bas mot une vingtaine de challenges !

N'oublions pas que ce sont aussi des grenouilles comme les autres ! Presque tous les modérateurs ont un challenge ouvert ou en ont eu un.