mercredi 16 octobre 2013

Le roi des fauves, d'Aurélie Wellenstein

Aujourd'hui, c'est avec plaisir que nous accueillons sur le blog Aurélie Wellenstein (Arya) dont le roman "Le roi des fauves" est sorti de cycle récemment !

Bonjour Arya, bravo pour la fin de ton cycle et merci d’accepter de répondre à nos questions. Pourrais-tu nous parler un peu de ton roman « le roi des fauves » ?

Arya : C’est un roman de dark-fantasy, relevé d’un soupçon de mythologie nordique. Accusés de meurtre, les trois héros du récit sont condamnés à ingurgiter un ver qui va les transformer en bêtes sauvages, les « berserkirs ». La métamorphose est lente et douloureuse. Pire encore, les parasités voient leur humanité s’engloutir dans une rage perpétuelle, une soif de sang inextinguible. Le roman raconte les sept derniers jours des trois héros et leur lutte acharnée pour trouver un remède à leur mal.

Est-ce ton premier cycle ? Pourquoi avoir soumis ce roman ?

A : Oui, il s’agit de mon premier cycle. J’avais déjà accompagné deux auteurs en cycle (trois à ce jour). J’avais envie de passer de « l’autre côté ». Je l’envisageais avant tout comme une aventure humaine, et je n’ai pas été déçue. Déjà, c’est très excitant de travailler main dans la main avec 5 autres personnes qui décortiquent votre roman. Ensuite, les éléments qui vont remonter peuvent vous être utiles, non seulement pour le présent texte, mais aussi pour ceux qui suivront. Vous prenez conscience de vos tics d’auteur, de vos « darlings ». La bêta-lecture permet de progresser plus vite que si on était tout seul, le nez dans le guidon. Parfois, ça fait mal, mais quel plaisir de mesurer le chemin parcouru entre la première et la dernière version du texte !

Tous tes romans parlent de l'interaction entre animal et humain ou, comme c'est le cas ici, de la transformation d'humain en animal, en quoi ce sujet est-il important pour toi ?

A : Je ne peux pas me passer des animaux, et comme je vis en ville, je peuple mon imaginaire de toute sorte de créatures. Il y a toujours au moins une bête dans mes récits, et effectivement, elle est souvent en étroite relation avec les hommes. Dans Le cheval et l’ombre, les animaux étaient lumineux : les habitants purs et forts d’un paradis menacé par l’homme. Dans Le roi des fauves par contre, ils jaillissent des ténèbres. L’animal incarne la sauvagerie et la bestialité ; c’est la puissance primitive qui souffle l’humain. Du moins, en surface… puisque le roman démontre finalement autre chose !

As-tu eu beaucoup de travail à effectuer sur l’histoire lors de ce cycle ? Quels points en particulier as-tu dû retravailler ?

A : Le cycle se décompose en deux phases, la phase 1 qui cible le fond et la phase 3 qui se concentre sur la forme. Dans mon cas, le « saut » le plus important s’est effectué en Phase 1. C’est là où j’ai le plus repris le texte. J’ai tendance à être trop sèche en émotions et à systématiquement privilégier l’action. Avec l’aide de mes Alphas-lectrices, j’ai donc pris le temps de poser les sentiments de mon héros, d’essayer de retranscrire ce qu’il ressentait. En phase 3, mes décisions ont été plus rapides, les corrections visant essentiellement la forme.

Lors de ta phase 2, tu as fait un plan de correction très structuré et complet, est-ce grâce à la qualité du retour de tes alphas-lecteurs ou as-tu l’habitude de travailler comme cela ? En quoi cela t’a-t-il aidé pour les corrections ?

A : Non, je n’ai pas du tout l’habitude de travailler comme ça. Au contraire, j’ai tendance à naviguer à vue (et à me perdre… !) Mes Alphas-lectrices m’avaient préparé un tableau détaillé listant tous les problèmes de fond du récit, ce qui m’a permis de structurer mes corrections (et de gagner en vitesse !) C’était magique !


Dans ton roman, un parasite transforme les humains en animaux. Si on te l'inoculait, en quelle sorte de Berserkir te transformerais-tu ?

A : Diantre ! Va savoir ! Les personnages sont d’ailleurs souvent surpris par ce qui émerge d’eux. La plupart des berserkirs sont de type primitif (auroch, tigre à dent de sabre, mégacéros (c’est un cerf géant),…) ou plus classiquement, de la forêt ou du Grand Nord (loup, ours, élan, phoque…) Comme j’aime les cornes et les sabots, je me verrais bien en bouc, tiens. Et puis, il y a un petit côté sulfureux que j’aime bien ! Mais si ça se trouve, je serais un crabe ou un faisan… !!


As-tu déjà quelque chose de prévu pour la suite maintenant que tu as fini ce cycle ?

A : J’ai pas mal de projets sur le feu. Le plus immédiat, c’est un recueil de nouvelles qui devrait sortir en 2014. Côté roman, je prévois d’écrire un récit de steampunk où je reprendrais l’idée du délitement psychologique d’un personnage épris de vengeance, qui se prend à trop écouter ce que lui susurre un démon-corbeau. Sinon, je suis sur les ultimes corrections d’un roman jeunesse (avec des chevaux !)
Merci pour ces questions ! J'en profite pour remercier ma Team de bêta-lecteurs et tous ceux qui m'ont suivie pendant mes 4 Phases !

Encore merci d’avoir répondu à nos questions !

Mandragore pour l'équipe de Tintamar(r)e

2 commentaires :

  1. Belle interview, comme j'ai hâte de lire ce roman ! Encore bravo pour l'estampille ;)

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  2. Superbe interview Arya ! J'espère que ton "Roi des fauves" trouvera preneur. Je trouve l'idée très intéressante et déjà bien captivante ! Bonne chance pour la suite de ton programme qui a l'air bien chargé.

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